Mon chien est malade, maintenant on fait quoi?
- L'ESSENTIEL EDUC
- 13 août
- 4 min de lecture

Le diagnostic est tombé: on vous annonce une maladie qui va désormais changer votre quotidien et votre rythme de vie. Cela peut durer de quelques mois à plusieurs années. La maladie entraîne un cercle vicieux de prérogatives, de rendez-vous succédant à d'autres rendez-vous.
En réalité, nous n'avons pas trop le temps de penser à ce qui vient ensuite, et après la maladie de l'animal. Puisqu'on investit corps et âme dans cette relation que l'on a établie avec son animal.
Ayant été confrontée aux mêmes problématiques que vous, même en étant professionnelle canin, je désire à travers une série d'articles de blog, de webinaires et d'autres contenus vous informer au mieux, afin de mieux vous préparer chez le vétérinaire.
Nul n'est préparé à cela, et la maladie est imprévisible. C'est ce qui nous rend impuissants face au choc de la maladie.
I- Maintenant, on fait quoi?
Le diagnostic est tombé: vous êtes sous le choc. D'ailleurs, cela vaut autant pour la relation que nous avons avec un chat. À partir du moment où il y a un lien créé avec son animal, cela crée une onde de choc, lorsque le diagnostic tombe.
Les premiers jours, un deuil s'opère, puisque la vie ne sera plus désormais, comme celle que vous avez connue. Un deuil conscient ou inconscient, ce qui peut entraîner un état de léthargie..Et, certains peinent à se relever de cette annonce qui crée un choc.
Bien entendu, le choc ne sera pas le même pour tous; il y a une différence d'annonce lorsqu'on vous annonce qu'il ne reste qu'un temps à vivre auprès de votre animal, sans connaître la date d'échéance: et, l'autre annonce, qui vous donne un espoir de "survie" avec votre animal.
Il y a autant de maladies que de races d'animaux. Chaque maladie est unique et sera vécue différemment selon l'individu, en fonction de sa génétique, de son hérédité, de sa manière de gérer les émotions.
II- Comment ai-je réagi en tant que professionnelle canin?

Être professionnel canin ne signifie pas que l'on échappe aux évènements liés à nos propres animaux. Nous sommes humains, après tout.
Il y a plusieurs jours de larmes, après l'annonce. En ayant le sentiment d'impuissance, ainsi que l'injustice ressentie.
Après ces quelques jours de désarroi, des questions ont commencé à fuser. Donc, je suis allée rechercher du côté de la littérature médicale anglophone.
Je voulais des réponses en dehors du diagnostic, avant les autres rendez-vous. Après des lectures que j'ai enchaînées à la vitesse de l'éclair, mettant au passage mon activité à l'arrêt (oui, c'est aussi l'autre réalité vécue).
J'ai pu accompagner ma chienne, au quotidien; constatant aussi avec amertume la dégradation causée par la maladie.
III- Quand vous devenez l'infirmier de votre animal
À partir du moment où vous choisissez d'accompagner votre animal dans la maladie, vous devenez l'infirmier de votre animal.
Ce qui signifie en pratique:
Vous devez gérer les soins, les traitements, les rendez-vous chez le vétérinaire et garder de l'énergie pour le quotidien face à la maladie.
Il y a aussi l'aspect de la charge émotionnelle qui devient de plus en plus pesante au fil de la maladie. L'affect va perturber votre analyse devant la maladie.
Ce n'est que plus tard que vous remettrez vos choix passés durant cette période; quand vous vous repasserez le film en boucle.
IV- Le quotidien face à la maladie: votre rôle

Entre chaque rendez-vous vétérinaire, il peut être difficile de voir clair.
Pourtant, vous pourrez réaliser deux choses simples possibles:
Préparer le rendez-vous vétérinaire:
Notez vos observations, vos questions, l'évolution des symptômes entre deux visites.
Sécuriser l'environnement :
Selon la maladie de votre animal, vous devez pouvoir sécuriser votre environnement afin de ne pas le mettre en danger. En pratique? Pour un chien épileptique, vous pouvez obtenir des tapis antidérapants, des barrières pour l'escalier.
V- Redéfinir ce qu'est une qualité de vie
La qualité de vie d'un animal malade, diffère de celle d'un animal en bonne santé. Il est d'abord important de définir ce qu'est la "bonne qualité de vie" pour un animal malade.
En effet, nous allons davantage parler du confort lié à la maladie. Car, la maladie change le quotidien, et ses besoins sont réévalués.
Pour évaluer la qualité de vie, il est nécessaire de réaliser une évaluation par quelques questions:
CONFORT: Mon chien a-t-il des douleurs identifiables? (Dans le cas de douleurs apparentes). Puis-je l'aider dans cette situation? Comment je fais face à la douleur de mon animal?
FONCTIONS VITALES: Est-il en capacité de manger, boire normalement? Si non, comment je lui apporte ce besoin vital?
COMPORTEMENT: Est-il apathique? Où montre-t-il des signes d'agressivité liés à la maladie? Est-il en capacité de se balader? Sinon, que pouvez-vous lui apporter en échange qui soit agréable pour lui à ce moment-là?
Pour un cancer traitable, la qualité de vie repose sur un équilibre entre rigueur du protocole et vigilance sur les effets secondaires.
Pour un chien épileptique, la qualité de vie ne se limite pas à l'absence de crises : elle passe par la stabilité du quotidien — traitement donné à heure fixe, dans un environnement sécurisé.
Conclusion
Après un diagnostic, nous sommes souvent démunis, face au choc de l'annonce. Cette dernière rajoute une couche émotionnelle qui ne permet pas d'avoir du "recul" pour gérer la situation. Il existe autant de maladies que de races d'animaux. Beaucoup ont le caractère de l'imprévisibilité..
Pour aller plus loin, un ebook payant sera disponible sur mon site web
(Vous pourrez le télécharger prochainement.)
Julie Caillaux
L'Essentiel Educ




Commentaires